24.06.2007
Royaume-Uni 3
III) c'est bien beau d'avoir un job, mais si c'est pour avoir un job de merde, instable, et qui ne protège meme pas de la pauvreté, a quoi ca sert?????????La pauvreté en Europe
le 14 janvier 2006 Recherche
Taux de pauvreté en 2003
Unité : %
Taux de pauvreté
Union européenne (25 pays) (1) 15
Union européenne (15 pays) (1) 16
Finlande 11
Suède (2) 11
Danemark 12
France 12
Pays-Bas (2) 12
Autriche 13
Belgique 15
Allemagne (incluant l'ex-RDA à partir de 1991) 15
Royaume-Uni 18
Espagne 19
Italie (1) 19
Portugal 19
Grèce 21
Irlande 21
(1) données 2001, (2) données 2002
Seuil de pauvreté : 60 % du revenu médian
Source données : Eurostat, sept 2005.
La pauvreté en Europe de l'Ouest
La riche Europe est loin d'avoir éradiqué la pauvreté : 15 % de la population dispose d'un revenu inférieur à 60 % du revenu médian*. Mais les disparités sont grandes entre les pays nordiques et la France d'un côté, où la pauvreté se situe plutôt autour de 11 à 12 % et les pays du Sud, l'Irlande et le Royaume-Uni, où le taux de pauvreté est compris entre 18 et 21 % soit au minimum 50 % de pauvres en plus. Ces pays ont connu une industrialisation plus tardive (Grèce, Portugal), ou ont opté pour des politiques de déréglementation et de moindre redistribution (Royaume-Uni). Ces données relativisent l'engouement pour le "modèle britannique", où la pauvreté diminue, mais à partir d'un niveau considérable.
* Seuil de pauvreté utilisé pour les comparaisons européennes, le revenu médian étant celui qui sépare la population en deux, la moitié recevant moins que ce revenu, l'autre plus (distinct d'une "moyenne").
Source données : INSEE, Economie et statistique 383-384-385, décembre 2005 - Données mesurées entre 1997 et 2002.
18:54 Publié dans Social-démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Royaume Uni 2
idée recue n°2 : le chomage est dû en France aux 35H00La durée moyenne du travail, pour l'ensemble des emplois à temps complet et à temps partiel, est de 32 heures par semaine en Grande Bretagne et de 36,28 heures en France (en 2005).
Ainsi, les français travaillent quatre heures de plus que les anglais chaque semaine.
La durée moyenne du travail en Angleterre est de 32 heures par semaine pour l'ensemble des personnes actives occupées : salariés (employee), indépendants (self-employed), aides familiaux de l'agriculture ou du commerce et autres personnes.
En valeur ajustée des variations saisonnières, la durée hebdomadaire est en moyenne de 32,1 heures pour l'ensemble des travailleurs britanniques (série ybuv), soit :
37,2 heures pour l'emploi à temps complet (série ybuy),
15,7 heures pour l'emploi à temps partiel (série ybvb).
Un calcul à partir d'autres données statistiques britanniques, donnent une valeur un peu inférieure de 31,7 heures par semaine en Angleterre, à comparer à 36,3 heures par semaine en France.
Entre 2000 et 2005, la durée hebdomadaire du travail en Angleterre a baissé de 40/100 d'heure (24 minutes).
Une proportion non négligeable des emplois anglais ont une durée inférieure à quinze heures par semaine et même à six heures par semaine. Pour le même coût, vous avez six travailleurs au lieu d'un, ce qui améliore les statistiques de l'emploi et diminue, en apparence, l'importance du chômage.
Heures par semaine Proportion d'emplois
moins de 6 h 1,5 %
de 6 à 15 h 7,1 %
de 16 à 30 h 17,6 %
de 31 à 45 h 52,7 %
plus de 45 h 22,0 %
Les laudateurs du libéralisme économique voudraient nous faire croire que l'importance du chômage en France est due à la faible durée du travail dans notre pays. Le discours souvent répandu est aussi de faire croire que l'on ne travaille que 35 heures en France contre beaucoup plus dans les pays qui "réussissent" dans la lutte contre le chômage.
La durée du travail n'est pas de 35 heures par semaine en France mais de 39,0 heures pour le travail à temps complet ou de 36,3 heures en moyenne pour l'ensemble des emplois à temps complet et à temps partiel. En effet, la durée moyenne des emplois à temps partiel est de 23,2 heures et ceux-ci représentent 17,2 % de l'emploi total. Le calcul se fait donc en tenant compte de l'importance relative de chaque type d'emploi.
La durée effective du travail indiquée ci-dessus, issue de l'enquête emploi 2005 de l'Insee, ne doit pas être confondue avec la durée légale de 35 heures par semaine, ni avec la durée affichée (collective, de base) de chaque entreprise. Seule la durée effective du travail, incluant les heures supplémentaires structurelles (habituelles) ou occasionnelles, est représentative de la réalité sociale et économique.
La durée affichée, simplement indicative, est connue par l'enquête Acemo faite auprès des entreprises de dix salariés ou plus chaque trimestre. Cependant, les entreprises de un à neuf salariés ont un horaire affiché supérieur de près d'une heure et demie par semaine, comparé aux autres entreprises (enquête annuelle auprès des très petites entreprises.
En Angleterre, la durée du travail indiquée dans les statistiques est la durée réelle, effective des heures travaillées (actual hours worked).
Mais, dirons les libéraux, avec tous ces congés payés et ces jours fériés, les français travaillent moins sur l'année entière que les anglais. Et bien non, la différence est seulement d'une semaine de congés payés et de trois jours fériés en moins en Angleterre, lorsque les jours fériés sont en semaine (ni samedi, ni dimanche).
Sur l'année, pour 45,4 et 47,0 semaines respectivement, la durée moyenne est :
en France : 36,3 h x 45,4 = 1 648 heures annuelles,
en Angleterre : 31,7 h x 47 = 1 489,9 heures annuelles, soit 10,6 % de moins.
Pour les seuls emplois à temps plein, vision partielle (partiale) de la réalité, nous avons :
en France : 39,0 h x 45,4 = 1 770,6 heures annuelles,
en Angleterre : 37,2 h x 47 = 1 748,4 heures annuelles
La durée souvent citée d'environ 1 610 heures annuelles pour la France correspond à la durée du travail affichée dans les entreprises de 100 salariés ou plus, mais pas à la durée réellement travaillée par ces salariés, même pour ceux à temps complet. Cette durée ne représente donc pas la réalité de l'ensemble des emplois pour toutes les entreprises.
De la même façon, il faut prendre avec beaucoup de réserve les statistiques de l'Ocde qui comparent différentes entités (heures de travail, chômeurs) dont la méthode de calcul diffère d'un pays à l'autre. Mieux vaut rechercher la précision dans les statistiques nationales de chaque pays et bien définir les termes de la comparaison.
Sources : statistiques britanniques : www.statistics.gov.uk - françaises : www.insee.fr
18:40 Publié dans Social-démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Royaume Uni 1
On entend beaucoup parler du Royaume Uni comme du nouveau modèle social : on entend dire que les britanniques ont réussi, contrairement a nous, a faire une politique "pragmatique", réaliste, qui a fait baisser la pauvreté, diminuer le chomage, permis la croissance...j'ai fait un petit dossier pour répondre aux blairistes convaincus qui admirent ce modèle, a tous les sciaux-libéraux ou libéraux qui idolent la trosième voie, et puis aussi a tous ceux qui savent pas trop quoi penser du blairisme...
I)L'EMPLOI
"En quinze ans, de 1990 à 2005, la France a créé plus d'emplois que l'Angleterre (ou plutôt la Grande Bretagne). Le modèle libéral britannique n'est donc pas supérieur au modèle social français.
Les deux pays ont une population totale équivalente (60 millions d'habitants) et une population en âge de travailler voisine (37 millions). La population active (ayant un emploi ou au chômage) est plus importante en Angleterre qu'en France (29 contre 27,6 millions) pour des raisons historiques tenant à la fois à la structure de la population et à la place différente prise par l'agriculture dans l'économie depuis cinquante ans.
De 1990 à 2005, la France a créé 2 520 000 emplois (+11,25%) contre 1 520 000 au Royaume Uni (+5,82%). Dans le même temps, la population en âge de travailler (de 15 à 59 ou à 64 ans) a augmenté d'une valeur équivalente dans les deux pays.
Cependant, la population active (emploi + chômage) a beaucoup plus augmenté en France (2 970 000) qu'en Grande Bretagne (960 000).
En France, la population active a plus augmenté que l'emploi et que la population en âge de travailler, entraînant une augmentation du chômage.
En Angleterre, la population active a moins augmenté que l'emploi (-560 000) et que la population en âge de travailler (-1 210 000), entraînant une diminution du chômage sans aucun mérite.
Pour résumer, devant une augmentation semblable de la population en âge de travailler dans les deux pays, la population active a beaucoup diminué en Grande Bretagne (1 210 000) du fait d'un retrait massif d'activité (préretraites et surtout invalidité), permettant une diminution du chômage de 580 000 personnes. En France, la population active a davantage augmenté que la population en âge de travailler (690 000) du fait d'une importante demande d'emploi, entraînant une augmentation du chômage de 520 000 personnes.
Ainsi, si la différence dans le nombre de chômeurs a augmenté en quinze ans entre la France et l'Angleterre, cela n'est pas du aux prétendus mérites du modèle libéral britannique mais à la mise à l'écart d'une partie importante de la population active. Les chômeurs ont surtout été transformés en invalides.
Certains objecteront que la situation est différente si l'on considère la période allant de 1995 à 2005, ce qui est exact en apparence.
En effet, les années 1990 et 2005 sont situées dans des périodes à peu près stables de l'activité économique européenne et mondiale. Ce qui n'est pas le cas de 1995, situé à la sortie d'une crise économique majeure dont les conséquences ont été désastreuses pour l'emploi britannique, plus fragile et précaire (la flexibilité) que l'emploi français.
La période de 1990 à 2005 correspond mieux à une tendance longue de l'économie qu'une période prenant 1995 comme point de départ, début de la remontée de l'emploi après une destruction massive de celui-ci. Considérer la période allant de 1990 à 2005 est donc plus conforme à la réalité et plus honnête : méfiez-vous des dates choisies dans les comparaisons statistiques.
La forte dépression économique des années 1993-1994 s'est traduite en France par une perte de 60 000 emplois entre 1990 et 1995, tandis que 1 160 000 emplois ont été perdus au Royaume Uni (autre nom de la Grande Bretagne). Les entreprises ne s'en sont pas tiré mieux pour autant.
Le modèle social français amorti et limite les dégâts d'une récession économique sur l'emploi alors que le modèle libéral, britannique ou américain, amplifie ceux-ci.
Sources : Grande Bretagne : statistics.gov.uk - séries ybtf - ybsk - ybse
France : insee.fr - enquêtes emploi et population par âge
La population active britannique est de 16 à 59 ans pour les femmes et de 16 à 64 ans pour les hommes (retraite à 60 et 65 ans).
Si l'on prend les statistiques de l'OCDE, organisme groupant les principaux pays dits "occidentaux", la conclusion est identique bien que les chiffres soient différents.
Sur une période de quatorze années, de 1990 à 2004, la France a créé 82 % d'emplois en plus que l'Angleterre. Pour la France, l'emploi est passé de 22 600 000 à 24 600 000, soit deux millions de plus. En Grande Bretagne, l'emploi est passé de 26 900 000 à 28 000 000, soit 1,1 million de plus (écart de 900 000 emplois en faveur de la France).
Deux éléments ont aussi leur importance dans la comparaison de l'emploi entre la France et l'Angleterre : la proportion dans l'emploi total et l'horaire hebdomadaire des emplois à temps partiel, le nombre d'heures (en millions) travaillées chaque semaine par l'ensemble des personnes actives occupées (ayant un emploi).
Emploi à temps partiel
Un emploi à temps partiel dont la durée moyenne est de 23,2 heures en France et de 15,7 heures en Angleterre n'a pas la même valeur qu'un emploi à temps plein dont la durée moyenne est de 39,0 heures en France et de 37,2 heures en Angleterre.
C'est la durée réelle du travail qui est utilisée ici, tenant compte de l'ensemble des heures travaillées, y compris les heures supplémentaires structurelles (habituelles) ou occasionnelles. En effet, pour un horaire légal de 35 heures par semaine en France, l'horaire affiché est de 35,9 heures (enquête Acemo, emplois des entreprises de dix salariés et plus) et l'horaire réel de 39,0 heures (enquête emploi 2005, tous les emplois).
L'emploi à temps partiel est beaucoup plus développé en Angleterre, avec des salaires réduits en conséquence. En 2005, 25,5 % des emplois anglais sont à temps partiel comparé à 17,2 % des emplois français.
Emplois en milliers
2005
Emploi total Emploi temps plein Emploi temps partiel Horaire temps plein Horaire temps partiel Proportion temps partiel
France 24 920 20 630 4 290 39,0 H 23,2 H 17,2 %
Grande Bretagne 28 750 21 420 7 330 37,2 H 15,7 H 25,5 %
Nombre d'heures travaillées chaque semaine (en millions)
En multipliant le nombre d'heures travaillées en moyenne chaque semaine par le nombre d'emplois correspondant, à plein temps ou à temps partiel, on obtient le nombre total d'heures travaillées dans chaque pays.
2005 Millions heures temps plein / semaine Millions heures temps partiel / semaine Millions heures ensemble / semaine
France 804,57 99,53 904,10
Grande Bretagne 796,82 115,08 911,90
Pour l'Angleterre, le calcul est confirmé par les statistiques de la série ybus.
Le nombre d'heures travaillées chaque semaine (environ 910 millions) est identique en France et en Grande Bretagne, malgré un nombre d'emplois différent. Cela s'explique encore mieux en comparant la durée réelle du travail (ensemble des emplois à temps complet et à temps partiel) : 31,72 h en Angleterre et 36,28 h en France (par semaine).
Les statistiques sont plus tenaces que certains discours. "
SOURCE : http://travail-chomage.site.voila.fr/britan/emploi_15ans.htm
II)la productivité des travailleurs
idée recue n° 2 : La productivité des travailleurs britanniques est supérieure à celle des français.
A destination des déclinologues et des autres.
Le communiqué de presse de Peugeot justifiant sa décision de supprimer 2400 emplois dit ceci: "Ce projet fait suite à une analyse approfondie de l'outil industriel européen du Groupe, conduite début 2006, qui confirme les faiblesses du site de Ryton : des coûts de production et de logistique élevés qui ne permettent pas de justifier les investissements nécessaires à la production d'un nouveau véhicule après la Peugeot 206, actuellement produite sur ce site."
A l'heure où l'on parle beaucoup du modèle danois mais où se chuchote que l'on prépare un rapprochement de notre législation du travail avec celle des britanniques, il est intéressant de regarder outre-manche les qualités supposées du travailleur flexible britannique.
Productivité de la main d'œuvre entre 1993 et 2003
PIB en spa (cad dans une monnaie commune) par heure de travail, par rapport à l'UE 15 (=100)
France UK
1993 : 115 87
2003 : 118 95
Source : Rapport Eurostat 2005
On objectera que le temps de travail a diminué en France et qu'il est logique que le travailleur français soit plus productif à l'heure étant donné qu'il travaille 35 heures. Observons donc la différence entre la France et le Royaume Uni non pas à partir de la durée légale de travail mais à partir du nombre moyen d'heures travaillées dans chacun des pays, à partir donc de la durée de travail hebdomadaire réelle.
http://www.amicustheunion.org/Default.aspx?page=3796
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