18.07.2007
Les amis du FN au Parlement Europeen
Les frontistes au Parlement Européen.
Prononcez ITS. Cela pourrait être Infections Transmises Sexuellement, mais non, c'est tout comme. Identité, Tradition, Souveraineté.
C'est un lobby de partis d'extrême droite. Le Pen préfère dire centre droit. Mouarf.
Le président de l'its n'est autre que notre ami Bruno, Gollnisch de son nom, récemment condamné pour erévionnisme". Un bon chef qui saura porter hauts les revendications de nos amis.
On y retrouve le parti de la grande Roumanie, de Vadim Tudor. Un poète : " Il faut gouverner ce pays à la mitrailleuse" ou encore "Rabbi, rabbis, barbes frisée, tu salis les choses saintes de la Roumanie". Son hit, " Ceausescu, sors de ta tombe, tous les Roumains t'attendent pour balayer le pays, je t'en prie, mets les Tsiganes au travail et les Hongrois au pas."
Les trop drôles du Vlaams Belang, dont les militants dégainent sur les passants nègres dans la rue, et avec une fillette de deux ans.
Fiamma Tricolore, c'est italien. C'est un nid d'ancien fascistes du MSI, les "anciens combattant de la libération" du FN apprécieront.
Le Parti autrichien de la liberté, celui de Jorg Haider, qui n'hésite pas à prendre des libertés pour réécrire le passé des gentils nazis de son pays. Il doit aimer discuter avec Bruno.
Union nationale attaque. Encore des humanistes qui regroupe des partis comme l'union des forces patriotiques et des militaires réservistes pour la défense.
Citations : « Faire du savon avec les Roms ».Lorsque l'on sait que l'on accusait ( à tort) les nazis de vouloir faire du savon avec les cadavres, cette phrase tombe encore plus bas...
Voilà les amis du très réspectable front national.
08:55 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un peu de democratie bordel de cul!!
Depuis des mois, la competition entre Ségolène Royal, François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen faisait rage. De coup bas en coup bas, la campagne rentrait dans un sorte de politique show qui ne s'intéressait qu'aux « points de détails »( non de l'Histoire mon cher Jean-Marie) mais des programmes, ce qui, il faut bien le dire, n'intéressait pas grand monde. Les seuls sujets dont les médias nous parlaient étaient le nombre de sous-marins nucléaires d'attaques possédés par la France, la bravitude et autre taille du bikini de Royal ou relations extraconjugales de Cécilia...Si bien que toute discussion sur le fond était abandonnée.
Peu de personnes ont réellement voté pour des idées, la plupart ont voté pour une personne. Et c'est là le principal problème de notre système : la cinquième république met toujours en avant un homme (De Gaulle, Mitterrand, Chirac...), elle s'assure de la stabilité des institutions sans s'occuper des conséquences peu démocratiques qu'elle engendre. Les images jouent le rôle que devraient jouer le projet des candidats ; elles s'imposent à nous et nous influencent. Les médias se font un plaisir de transformer une campagne présidentielle en people life (comme ont si bien sur le faire Paris Match and Co). La campagne était devenue un grand mélodrame sans intérêt! Juste besoin de regarder comment se sont déroulés les derniers mois de campagne calamiteuse....
Alors que Jospin en 2002 avait voulu faire une campagne de fond, expliquant son projet, la population lui avait (très clairement) reproché son côté trop technique et trop froid. Cette année, au contraire, la campagne n'a pas fait dans la dentelle et dans la finesse : plus que jamais, la monarchie républicaine a sacralisé un homme, et non une idée.
Plus que jamais, elle a créé un système qui agit en dehors de la réalité et de l'intérêt des Français.
Et, ce qui est sûrement le signe le plus fort du mal-être de notre démocratie, les Français ont apprécié ce type de campagne, ils ont accepté que la peoplisation de la vie publique se fasse ; ils ont entériné par un accord massif le manque de fond omniprésent de cette campagne. Là où on aurait pu s'attendre à un vote alternatif, qui aurait voulu mettre un stop net à l'américanisation de notre système; là où on attendait un vrai retour à la démocratie, et non à des liens douteux entre la politique et les médias dignes de Berlusconi et de Fini ; la France s'est décidée : ce sera Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa. Les 83,77% de vote auraient pu montrer le regain de confiance des Français en la démocratie; ils ont au contraire montré toute l'omnipotence du système médiatique.
Le quatrième pouvoir est dorénavant à la plus haute échelle du politique. Après la rencontre musclée d'Edouard Herriot avec le mur d'argent et les milieux bancaires dans les années 1920, on assiste maintenant à la rencontre sournoise (mais tout en douceur) de la démocratie et du système médiatique : le mur de l'image et des médias vide la démocratie de tout sens.
La France a choisi de rester dans ce système aveugle ; elle a choisi de faire la politique de l'autruche. L'ami des médias est dorénavant présent à la tête de l'exécutif. Martin Bouygues qui dirige l'entreprise « familiale » ( Bouygues, composé de TF1, LCI et d'autres petits journaux à côté comme Métro ( journal décliné dans plus de 10 langues à l'international ) ) est aussi témoin de mariage de Nicolas, parrain du fils du nouveau président, et l'un de ses plus gros soutiens de campagne ; Patrick Le Lay (président-directeur général de TF1 )avoue quant à lui que le boulot de TF1 est de « vendre du temps de cerveau humain disponible »; Serge Dassault, lui aussi patron de la « petite entreprise familiale », député UMP, dirige quant à lui la Socpresse (Figaro and co) ; Lagardère ne possède quant à lui que Europe 1, Le Journal du Dimanche, Paris Match, Corse Matin, La Provence, Nice-Matin et Var-Matin et son amitié avec Sarkozy n'est plus à prouver... Les exemples pourraient encore continuer longtemps sur les liens entre le nouveau président et les médias ; mais cela serait sans grand intérêt ; et cela ne ferait que confirmer ce que nous savons déjà tous : les médias constituent le nouveau pouvoir de système, et c'est aussi le seul pouvoir que le peuple ne dirige pas !
La démocratie correspond à un choix libre et volontaire du peuple qui veut garder le pouvoir; elle ne doit pas être l'objet qui permet la « vente du temps de cerveau humain »; elle ne se vend pas aux médias, elle n'abandonne pas les débats pour se mettre au people, et elle n'appartient pas au monde des affaires, ni aux grands groupes ni aux grandes familles.
Face à une droite décomplexée, le 10 et 17 Juin, lors des élections législatives, réimposons la suprématie de la politique sur les médias !
08:52 Publié dans Théorie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.07.2007
videosurveillance...
COMMENTAIRES
il y a 150 ans, Tocqueville voyait le danger que les citoyens voulant preserver leurs biens et leur confort abandonnent les libertés au nom de la sécurité, oubliant que c'est la liberté qui leur procure l'aisance qu'ils veulent defendre.150 ans plus tard, nous y sommes. La mise en place d'une société de surveillance pour se protéger peut aller à l'encontre même des objectifs auxquelle elle est censée contribuée. C'est un des grands dangers du 21eme siècle
Le terrorisme est l'epouvantail qui fait perdre la clairvoyance aux citoyens et aux gouvernants qui les servent (ou s'en serve pour les gouverner).
restons vigilant et ne laissons pas une technologie pas du tout anodine se deployer sans réflechir.
La Cnil dénonce la mise en place d'une « société de surveillance »
A l'occasion de la publication de son rapport 2006, la Commission a souhaité sensibiliser l'opinion public sur l'informatisation omniprésente, de la vidéosurveillance aux nanotechnologies. Face à de tels enjeux, elle réclame davantage de moyens.
« Il y a 25 millions de caméras au Royaume-Uni, 1 million en France. Je suis très impressionné par l'efficacité de la police britannique grâce à ce réseau de caméras. » La déclaration est signée du président de la République, Nicolas Sarkozy, dans un long entretien accordé le 8 juillet au Journal du dimanche.
Le chef de l'Etat souhaite donc s'inspirer du modèle britannique en matière de vidéosurveillance. « J'ai demandé à Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de réfléchir à un vaste plan d'installation de caméras dans nos réseaux de transports en commun », indique-t-il. Et d'ajouter que, selon lui, il n'existe « aucune contradiction entre le respect des libertés individuelles et l'installation de caméras pour protéger la sécurité de chacun dans les transports en commun » .
« Des autorités qui risquent d'être submergées »
C'est un avis que ne partage pas forcément la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). A l'occasion de la publication de son rapport d'activité 2006, l'autorité indépendante a souhaité mettre en garde l'opinion publique sur l'avènement, selon elle, d'une « société de surveillance », qui menaçerait les libertés individuelles : caméras, traçage informatique, nanotechnologies... « La protection des libertés personnelles, qui est aussi celle des données personnelles, doit être repensée. A défaut, nos autorités risquent d'être contournées, submergées, par cette vague technologique », considère l'organisme.
Concernant la vidéosurveillance, « la loi est à la fois précise et floue, explique Alex Türk, président de la Cnil. Tout ce qui concerne la sphère privée entre dans le cadre de nos missions et ce qui touche l'espace public se gère au niveau préfectoral par la mise en place d'une commission. Mais pour tout enregistrement de données privées ou publiques, cela relève de la Cnil. »
Selon la Commission, le phénomène va croissant. En 2005, elle avait enregistré 300 demandes d'autorisation de mise en place de système de vidéosurveillance. Un chiffre qui est passé à 880 en 2006.
Dernière en Europe
Interrogé sur la position de la Commission, son président explique qu'elle n'en n'a pas a priori. « Nous attendons que l'on nous soumette un projet précis. Mais il faut bien comprendre qu'un développement de la vidéosurveillance n'aurait pas de légitimité à long terme sans un renforcement des moyens donnés à l'organisme de contrôle, c'est-à-dire la Cnil », avertit Alex Türk.
Et c'est là le coeur du problème. Car dans ce domaine, comme dans d'autres - la biométrie, la géolocalisation ou le fichage des citoyens - les demandes explosent, mais pas les moyens alloués à la Commission, rattachée au budget de la Justice. Sur les 27 organismes de contrôles européens, elle arrive bonne dernière, derrière ceux de pays comme la Roumanie ou la Pologne.
« Quand nos collègues allemands sont 400 et nos voisins britanniques 250, en France la Cnil ne dispose que de 95 collaborateurs. A l'occasion de la mise en oeuvre du budget 2008, nous allons demander un doublement de nos moyens sur les cinq ans à venir, indique Alex Türk. Pendant la campagne électorale, le candidat Nicolas Sarkozy s'était prononcé en faveur d'une augmentation de notre budget. Nous avons donc bon espoir. »
A la veille de son trentième anniversaire (en 2008), la Cnil ne dispose en effet que d'un budget limité (9 millions d'euros en 2006) et « a aujourd'hui moins de marge de manoeuvre financière qu'une autre autorité indépendante, la Halde », la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, confie Alex Türk. Née en 2004, cette dernière dispose déjà d'un budget de 10 millions. « Je rêve d'avoir les mêmes moyens. » En attendant, bien que confrontée à une informatisation généralisée, la Cnil fait avec les moyens du bord.
envoye par un camarade
19:35 Publié dans Sécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


