24.06.2007

Le libéralisme populaire de Sarkozy

31fe838f500260bc07a984689e46cba0.jpgLe "libéralisme populaire" de Nicolas Sarkozy reste à définir
LE MONDE | 02.09.06 | 12h43 • Mis à jour le 02.09.06 | 14h31
MARSEILLE ENVOYÉ SPÉCIAL







Ni Thatcher ni Reagan" : c'est Nicolas Sarkozy lui-même qui, lors d'un meeting en Touraine le 6 juillet, avait annoncé l'abandon du thème de la rupture économique. Deux mois plus tard, réunis en marge de l'université d'été de l'UMP pour une nouvelle réunion d'élaboration du programme, samedi 2 septembre, les membres de son état-major politique espéraient en apprendre un peu plus sur le nouveau point d'équilibre du probable candidat à l'élection présidentielle.


Depuis plusieurs semaines, le message du président de l'UMP s'est brouillé. Le ton gaulliste social de ses derniers discours de Douai, Nîmes et Agen a surpris ses partisans les plus libéraux attachés au thème de la rupture popularisé par le président de l'UMP. Son silence lors des arbitrages budgétaires de rentrée de Dominique de Villepin a été interprété comme un soutien au recentrage en faveur des familles modestes. A l'inverse, sa nouvelle proposition en faveur de l'exonération générale des droits de succession fait actuellement l'objet de vifs débats chez ses proches, qui l'estiment fortement inégalitaire.

Renaud Dutreil, l'un des quatre ministres nouvellement admis dans le cercle de réflexion sarkozyste, a un début d'explication : "Nicolas veut gagner, il doit donc rassembler et élargir. Peu importe par exemple la sincérité de son discours gaulliste social d'Agen. Le pragmatisme est sa marque." Ses partisans n'en sont pas moins perplexes. Patrick Devedjian, son conseiller politique, n'a pas encore digéré la forte hausse de la prime pour l'emploi (PPE) décidée par le premier ministre, mais avalisée par l'UMP. "Le problème, c'est de savoir jusqu'où va-t-on dans la subvention par l'Etat des bas salaires, s'interroge-t-il. Avec un treizième mois financé par l'Etat, via la PPE, et les 22 milliards d'euros d'allégements de charges au profit principalement de grands groupes qui ne créent pas d'emplois, c'est une véritable déresponsabilisation des chefs d'entreprise."

En cette période d'incertitude sur la ligne du candidat, les plus libéraux font le dos rond. Opposé à la hausse de la PPE parce qu'elle "n'est pas lisible, on ne sait pas combien on touche, ni quand on la touche", leur chef de file auprès de Nicolas Sarkozy, le député d'Indre-et-Loire Hervé Novelli estime malgré tout "que le gouvernement a eu raison de déminer l'examen du budget 2007" qui introduit le bouclier fiscal et la réduction du nombre de tranches de l'impôt sur le revenu. N'empêche, admet M. Novelli, "rassembler tout son camp ne doit pas conduire Nicolas à rejeter ce qui a fait son succès auprès des Français, la volonté de rupture".

De même, sur la question des déficits publics et des impôts, source de clivage, Nicolas Sarkozy a assoupli sa ligne. "Notre nouveau mot d'ordre, c'est l'efficacité économique. Il ne s'agit pas de baisser les impôts par idéologie mais de le faire de manière ciblée pour stimuler l'économie, par exemple en aidant les petites entreprises", explique Patrick Devedjian. Dans cette ligne, Renaud Dutreil en appelle à une politique qui favorise les "entrepreneurs qui créent de la richesse" mais encadre plus sévèrement les "managers : ces cadres qui ne prennent pas de risques et partent avec des stock-options" et qui constituent selon lui une "hyperbourgeoisie mondiale".

La baisse du déficit budgétaire n'est plus présentée comme une fin en soi. Pendant l'été, M. Sarkozy a déclaré que "la nécessaire lutte contre les déficits n'a aucune chance d'être remportée si elle constitue l'alpha et l'oméga de toute notre stratégie économique". "L'idée, c'est plutôt de retrouver des marges de manoeuvre, en réduisant les dépenses inutiles, parce que nous croyons à l'action de l'Etat", explique M. Devedjian.

De nombreuses questions restent ouvertes : ainsi la proposition de M. Sarkozy d'instaurer une exonération générale des droits de succession, en deçà d'un certain plafond, divise ses troupes. Nicolas Sarkozy semble s'agacer de ces interrogations. Interrogé par le Figaro Magazine du samedi 2 septembre sur la division au sein de l'UMP concernant cette question, il répond : "J'avoue ne pas tout comprendre (...). J'ai proposé la suppression des droits de succession pour une majorité de Français. J'estime que, quand on a travaillé toute sa vie, on a le droit de donner à ses enfants le produit de son labeur."

Pourtant, M. Sarkozy n'est pas intervenu pour soutenir le ministre du budget, Jean-François Copé, qui a proposé, en vain, de supprimer les droits de succession au profit du conjoint survivant dès le budget 2007.

Beaucoup ont donc compris que Nicolas Sarkozy hésite encore sur le point d'équilibre de sa politique économique. C'est le cas du ministre de l'emploi, coprésident du Parti radical, Jean-Louis Borloo : "La droite sociale étant majoritaire dans ce pays, ce sont ceux qui sont en adéquation avec cette aspiration forte de nos concitoyens qui remporteront le débat à droite." Doublé sur sa gauche par son successeur au ministère de l'emploi, l'un des "premier-ministrables" de M. Sarkozy, François Fillon, lui répond dans Le Figaro Magazine du 2 septembre : "il me semble que l'endettement de la France est tellement élevé que l'augmentation de la dépense publique pour lutter contre le chômage ne peut pas être une solution." En Touraine, le 6 juillet, Nicolas Sarkozy, lui, avait donné un nom à sa future politique économique : "le libéralisme populaire".

Maciej Giertych parle de Franco

e070458767077f2d1c9f7cd06d76d59d.jpgCi dessous le speech en anglais du député polonais Maciej Giertych en séance plénière lors de la séance solennelle consacrée au 70ème anniversaire du coup d'état militaire franquiste en Espagne contre le gouvernement de Front populaire issu des urnes.


Maciej Giertych est député d'un Parti, la "Ligue des familles polonaises", qui appartient à la coalition au pouvoir en Pologne. Devant un hémicycle stupéfait, il a fait l'éloge des valeureux combattants contre le communisme qu'étaient Salazar et Franco. Il a souligné qu'il manquait en Europe aujourd'hui des hommes de cette trempe. Il a reçu le soutien bruyant de l'épais Bruno Gollnisch.


Voilà le mail de Giertych, si vous avez envie de lui poster directement vos réactions après lecture de son intervention : maciejmarian.giertych@europarl.europa.eu






"Mr. President, colleagues!




The fact that today in central and western Europe we have democracy, civic freedoms, private property and tolerance is a consequence of the fact that communism did not overtake this continent. But it could have done so! In eastern Europe communism was blocked by the victorious Polish defence against the invading Bolshevik army in 1920 and by the resistance of Catholic Poland against the imposed Soviet domination. That communism did not overtake Western Europe is to a large extent the result of the victorious civil war of traditional Spain against a communist government. The Spanish left, even though it obtained power by a democratic process, behaved similarly as in Bolshevik Russia. The main attack was directed against the Church. Almost seven thousand clergymen were murdered. Churches were desecrated. Roadside crosses and figures of saints were shot at. This attack on traditional Spain met with an immediate reaction of traditional forces. Communist Spain was helped by International Brigades organized by Bolshevik Russia. Following the communist mode, both the army and the government were totally infiltrated by party units and its secret services. Thanks to the Spanish right, to the Spanish army and its commanders, and in particular thanks to gen. Francisco Franco, the communist attack on Catholic Spain was thwarted. By this fact also the spread of the communist plague to other countries was prevented. The presence in European politics of such people as Franco, Salazar and de Valera guaranteed the maintenance of traditional values in Europe. We lack such statesmen today.




It is sad to say that today we observe a historical revisionism, which depends on the presentation in an unfavorable light of everything traditional and Catholic and in a favorable light of everything laic and socialist. Let us not forget. Nazism in Germany and fascism in Italy had also socialist and atheistic roots. The strength of the socialist and anti-Catholic block in this house is source of much concern. We had an example of this last month when voting on the documents on tolerance and on the 7th framework program. Christian Europe is loosing against the socialist and atheistic one. This has to change!"
source : http://lefil.blogs.com/benoithamon/2006/07/lagit_de_la_sem.html#more

Bono le bobo

0613ce5124691769fb39c51f18c759df.jpgbono le bobo; un homme qui ose se dire de gauche...


Herengracht 566 : ce n'est pas un nom de code, mais une adresse, dans le centre historique d'Amsterdam. Et, à l'évidence, y établir son siège peut rapporter gros si l'on est une rock star milliardaire.

En choisissant d'y domicilier leurs intérêts depuis une vingtaine d'années, trois des Rolling Stones - Mick Jagger, Keith Richards et Charlie Watts - ont ainsi préservé l'essentiel des 356 millions d'euros de royalties qu'ils ont perçus depuis 1985.


Les trois Stones n'ont ainsi acquitté que 5,5 millions d'euros d'impôts sur ce montant, grâce aux conseils avisés du prince Rupert de Loewenstein, appelé aussi Rupie the groupie, le banquier britannique qui gère depuis toujours leur fortune.

La presse néerlandaise a révélé, lundi 31 juillet, que le groupe U2 avait, depuis quelques semaines, lui aussi déménagé U2 Limited, la société qui détient les droits musicaux du chanteur Bono et de ses trois comparses, de Dublin vers les quais d'Amsterdam.

En conflit avec le gouvernement irlandais, qui a lancé une réforme fiscale et veut désormais taxer les artistes, U2 a décidé de confier ses intérêts à Jan Favié, directeur général de Promobridge, Promotone et Musidor, les sociétés néerlandaises des Rolling Stones.

Comme ses prédécesseurs, U2, le groupe le plus riche du monde - 201 millions d'euros de revenus en 2005, pour 120 millions à Jagger et sa bande -, entend bénéficier des largesses offertes par la législation des Pays-Bas, qui n'impose les droits musicaux qu'à hauteur de 1,6 %. Cette exception européenne a été dénoncée à de nombreuses reprises par la Commission de Bruxelles et l'Organisation pour la coopération et le développement en Europe (OCDE) mais le gouvernement de La Haye résiste vaillamment aux pressions.

La polémique a été relancée par l'annonce d'une nouvelle initiative de Mick Jagger et de ses comparses. Désireux de préserver leurs héritiers, ils ont, depuis le mois d'avril, placé tous leurs droits, musicaux et audiovisuels, à la désormais célèbre adresse d'Amsterdam. Même s'ils sont officiellement domiciliés à l'île Moustique (Jagger), en Jamaïque (Richards) et en Grande-Bretagne (Watts), les Stones veulent rédiger leur testament aux Pays-Bas. C'est pour cette raison qu'ils ont dû s'inscrire auprès de la chambre de commerce d'Amsterdam, en tant que dirigeants des sociétés qui gèrent leurs droits.

Les membres de U2 - Bono, the Edge, Clayton et Mullen - n'en sont pas là. Ils ont d'ailleurs décidé de maintenir (provisoirement ?) Not US Limited, la société mère du groupe, en Irlande. Pour l'instant, le chanteur au grand coeur n'a pas expliqué comment il comptait concilier sa volonté de ne pas payer d'impôts avec ses exigences politiques, à savoir l'augmentation de l'aide aux pays pauvres et l'effacement de leur dette par les Etats occidentaux.